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Historique de la SHRN

Parvenue à sa pleine maturité, la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord se souvient encore des racines dans lesquelles elle plonge pour donner un sens à son existence et assurer sa pérennité.

La Société historique de Saint-Jérôme

Ces racines amorcent leur croissance le 16 mars 1965, avec la fondation de la Société historique de Saint-Jérôme. Hervé Alary en est le premier président. À ses débuts, si Mgr Paul Labelle en a été l’âme dirigeante, ce sont mesdames Marie-Antoinette Foucher et son archiviste, Germaine Cornez, qui en ont établi les assises. La Société historique survécut jusqu’en 1972.

Durant ses sept années d’existence, plusieurs réalisations intéressantes ont marqué sa courte histoire : un bal de la belle époque, un congrès historique et surtout la création d’un musée de l’histoire jérômienne. Bien qu’il n’ait duré qu’une seule année, de 1971 à 1972, le musée a été l’occasion de constituer une réserve d’artéfacts encore conservés par notre Société d’histoire et qui ont servi au montage de plusieurs expositions que nous avons présentées au fil des ans.

De 1972 à 1979, après la dissolution de la Société historique de Saint-Jérôme, les archives et les pièces de musée furent sauvegardées par Mgr Paul Labelle au sous-sol de la cathédrale de Saint-Jérôme. Pendant toutes ces années et par la suite, Mgr Labelle a su, par ses chroniques dans le journal l’Écho du Nord et ses entrevues avec des personnes âgées, entretenir l’intérêt du public pour l’histoire de Saint-Jérôme…..ayant toujours en tête la relance d’une nouvelle société vouée à préserver et à faire connaître cette histoire.

Société d’histoire de la Rivière-du-Nord

En 1979 et 1980, un groupe d’hommes et de femmes convaincus de la nécessité d’un tel organisme met sur pied la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord (SHRN). Réjean Paquin en est le premier président. Dès sa naissance, la SHRN sollicite l’appui des intervenants du milieu pour la conservation de la Maison Charbonneau située à Mirabel, secteur Saint-Antoine. Puis elle installe ses bureaux dans la Maison Blanche (Maison Prévost aujourd’hui), au cœur de Saint-Jérôme. En juillet 1981, elle obtient son incorporation officielle.

Au cours des années 1980, plusieurs réalisations sont à mettre au tableau d’honneur de la SHRN : la sauvegarde de la Maison Charbonneau, l’exposition des tableaux du peintre Yves Thibault sur le « Vieux Saint-Jérôme », l’édition des « Cahiers d’histoire de la Rivière-du-Nord » et de la carte sur le circuit du patrimoine de Saint-Jérôme. Notons aussi la mise sur pied d’une section de généalogie par Serge Laliberté, laquelle deviendra ultérieurement la Société de généalogie des Laurentides.

Durant les années 1980, la SHRN s’est aussi impliquée dans la sauvegarde de la Maison Blanche (Maison Prévost aujourd’hui) et du vieux palais de justice devenu récemment notre Maison de la culture Claude-Henri-Grignon. Durant ces années, Noël Dupuis, François Varin et Richard Côté ont succédé à Réjean Paquin à la tête du conseil d’administration de la SHRN. En 1994, la Société d’histoire s’installe finalement à la Maison de la culture du Vieux-Palais.

Depuis 1997, sous la présidence de Suzanne Marcotte et avec l’aide d’administrateurs et de bénévoles dévoués, la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord a poursuivi son évolution. Elle est maintenant reconnue officiellement par la Ville de Saint-Jérôme à titre de partenaire régional. En 1996, bénéficiant du support financier du gouvernement provincial, un archiviste (Jean-Marc Flibotte) est engagé pour une année afin de dresser l’inventaire de nos fonds d’archives et de réaliser des instruments de recherche.

En 1997, la SHRN a eu une présence remarquée lors de l’inauguration de Place de la Gare. C’est aussi depuis 1997 qu’est envoyé aux membres le Bulletin de la SHRN. Depuis 1999, et jusqu’à aujourd’hui, la Société d’histoire expose ses trésors à la Vieille-Gare durant l’été mettant en évidence ses fonds d’archives et ses objets de musée. Grâce au travail de ses bénévoles et à l’arrivée d’une directrice générale et archiviste, notre centre d’archives est ouvert depuis 2012 quatre jours semaine pour accueillir les chercheurs.

Notre implication dans la communauté

Les années 2000 sont également riches d’activités qui témoignent du dynamisme et de l’engagement des membres de la Société d’histoire. N’en citons que quelques-unes : accueil de l’émission télévisée « Trouvailles et Trésors » avec les professionnels du Musée de la civilisation de Québec, participation à la mise sur pied du petit musée à la sacristie de la cathédrale consacré à la vie du curé Labelle, numérisation du fonds de la famille Prévost, visites guidées en autobus de la ville de Saint-Jérôme, sensibilisation auprès des autorités municipales concernant la détérioration de la Maison Blanche (Maison Prévost aujourd’hui), et publication d’un document sur les 25 ans de la Société d’histoire.

Plusieurs conférences et lancements de livres se sont aussi déroulés sous l’égide de la Société d’histoire, en plus de la participation de certains membres à la recherche historique pour la réalisation, entre autres, de quelques publications. En 2009, la Société d’histoire a été très impliquée dans le cadre du 175e anniversaire de Saint-Jérôme. En plus de participer aux divers projets commémorant cet événement historique, la Société d’histoire a réalisé une exposition sur l’histoire de Saint-Jérôme, de sa fondation en 1834 à 2009 et trois concours (dessins, photos, œuvres d’art) sollicitant la participation de la communauté jérômienne.

Au cœur de nos activités, la conservation, le traitement et la diffusion de nos archives demeurent une priorité. À ce propos, la Société d’histoire a travaillé activement sur le projet d’implantation d’un centre d’archives agréé à Saint-Jérôme. Fruit d’une longue démarche depuis le milieu des années 1990, l’objectif est une réalité depuis le 20 juin 2014 après toutes ces années de persévérance et de détermination. Il a fallu de nombreuses réunions, des rapports, le dépôt de deux mémoires, une étude du potentiel archivistique, un plan d’affaires et le projet d’aménagement du centre d’archives pour réunir les conditions gagnantes.

Cette reconnaissance souligne la compétence de la Société d’histoire comme partenaire privilégié avec lequel Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) s’associe pour assurer l’acquisition, la conservation et la diffusion du patrimoine archivistique privé. Le centre continue donc à recueillir des archives privées concernant principalement la MRC de La Rivière-du-Nord pour les rendre disponibles à la collectivité dans le but de mettre en valeur notre patrimoine archivistique.

En février 2014, madame Véronique Claveau, technicienne en archivistique s’est jointe à notre équipe d’employés et par conséquent, nous pouvons désormais offrir nos services-conseils en gestion documentaire et en traitement de fonds d’archives. Grâce à l’expertise développée au cours des années, nous avons même ajouté à nos activités le volet formation (droit d’auteur, transfert de documents sonores, etc.) et autres informations dont les clients bénéficient sans avoir à investir temps et argent pour chercher d’autres ressources. Avec madame Linda Rivest, directrice générale et archiviste, elles sont au cœur des activités de la SHRN. Elles font bénéficier notre organisme de leurs multiples talents et sont toujours disponibles pour les bénévoles et chercheurs.

Bref, la Société d’histoire a laissé fermement son empreinte dans la vie régionale lors de cette première décennie des années 2000. Pour le futur, il ne reste qu’à poursuivre cette belle histoire du « Portique des Laurentides », selon les mots d’Arthur Buies!

Un logo, une signification

 

La rivière stylisée, représente une eau vive qui court et bondit, symbole de l’énergie qui anime la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord. Tout au long de son parcours, elle parle de continuité et d’accomplissement, ainsi que des possibilités qu’offre l’exploration des origines pour éclairer le présent. Sa couleur, d’un bleu azur vif et lumineux, symbolise l’idée de volonté et de ténacité dans l’action démontrée par ceux qui ont défriché, bâti et développé notre région.

L’encrier reposant sur la rivière, symbolise le patrimoine régional acquis, conservé et accessible que constituent nos archives. La plume d’oie, ancêtre des moyens de diffusion modernes évoque son rôle ancien dans la consignation des faits et gestes qui font l’histoire. Elle appelle à la continuité. Sa couleur jaune d’or traduit la générosité du groupe de bénévoles de notre organisme.

Le caractère ancien de l’encrier et de la plume, en contraste avec l’allure stylisée de la rivière, témoigne du passé où la société d’histoire puise ses informations pour les transmettre aujourd’hui dans un courant d’idées modernes porteuses d’avenir.

Ghislaine Demers-Flibotte