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La Pulperie des chutes Wilson

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Metuentes igitur idem latrones Lycaoniam magna parte campestrem cum se inpares nostris fore congressione stataria documentis frequentibus scirent, tramitibus deviis petivere Pamphyliam diu quidem intactam sed timore populationum et caedium, milite per omnia diffuso propinqua, magnis undique praesidiis conmunitam.

Alii nullo quaerente vultus severitate adsimulata patrimonia sua in inmensum extollunt, cultorum ut puta feracium multiplicantes annuos fructus, quae a primo ad ultimum solem se abunde iactitant possidere, ignorantes profecto maiores suos, per quos ita magnitudo Romana porrigitur, non divitiis eluxisse sed per bella saevissima, nec opibus nec victu nec indumentorum vilitate gregariis militibus discrepantes opposita cuncta superasse virtute.

Quare talis improborum consensio non modo excusatione amicitiae tegenda non est sed potius supplicio omni vindicanda est, ut ne quis concessum putet amicum vel bellum patriae inferentem sequi; quod quidem, ut res ire coepit, haud scio an aliquando futurum sit. Mihi autem non minori curae est, qualis res publica post mortem meam futura, quam qualis hodie sit.

Pont

Dès le début des activités de la pulperie, il a été nécessaire de construire un pont pour enjamber la rivière, car le bois de drave nécessaire pour produire la pulpe était empilé sur la rive opposée. Les premières années, le pont n’était pas très résistant et il était régulièrement emporté par les crues printanières. Dans la première moitié du XXe siècle, des piliers de béton ont été construits pour assurer une base solide au pont. Ces mêmes piliers ont servi lors de sa reconstruction en 1990 pour créer des sentiers dans le Parc régional de la Rivière-du-Nord.

Pulperie

La pulperie des chutes Wilson est la première industrie à s’installer au Cordon (aujourd’hui secteur de Lafontaine). Entre 1881 et 1958, plusieurs résidents de la région y ont travaillé. En marche jour et nuit, six jours par semaine, on produisait de la pulpe de bois en utilisant une technologie simple. D’ailleurs, après le feu de 1900, peu de modifications ont été apportées au bâtiment et à la machinerie. Aujourd’hui, dans le Parc régional de la Rivière-du-Nord, il est possible de voir quelques vestiges de la pulperie tels qu’une meule, le solage de béton, les supports de la conduite d’eau ou des sections du barrage.

Entrepôt de ballots de pulpe / Entrepôt de billots de bois

Plusieurs bâtiments secondaires entouraient la pulperie. À proximité, on retrouvait les entrepôts de billots de bois (à gauche) et de ballots de pulpe (à droite). La première bâtisse servait d’aire d’entreposage pour le bois alors que le deuxième bâtiment, beaucoup plus spacieux, permettait de stocker la pulpe en attendant qu’elle soit livrée par train jusqu’à la papetière des Wilson à Lachute.

Maison du contremaître

Construite probablement à la fin du XIXe siècle, cette maison servait de résidence et de bureau au gérant de la pulperie. Michel Léveillé est le premier contremaître connu à avoir résidé dans la maison. Lorsqu’il prend sa retraite, il est remplacé par son fils Alcide qui a emménagé dans la maison avec son épouse et ses six enfants. Le troisième contremaître, monsieur White, habite la résidence de 1950 à 1958. Abandonnée à partir de la fin des années 1960, elle est peu après incendiée.

Grange

À gauche de la maison du gérant se trouvaient la grange et l’étable. Ces deux bâtiments étaient particulièrement importants puisque les chevaux ont joué un rôle majeur dans l’histoire de la pulperie. Les principales tâches du charretier et de son attelage étaient le transport du bois de drave entreposé sur la rive ouest de la rivière et le transport des ballots de pulpe jusqu’à la voie d’évitement du Canadien Pacifique où un wagon vide était stationné.

Maison du charretier

Le charretier et le contremaître étaient les seuls employés à habiter sur le site de la pulperie; ils pouvaient ainsi être disponibles en tout temps. Située au nord de l’ensemble des bâtiments, la maison du charretier ressemblait aux maisons de colonisation traditionnelles. Un puits se trouvait à proximité. Un certain monsieur Cadieux et sa famille ont habité cette résidence de nombreuses années.

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Pont
Pulperie
Entrepôt de ballots de pulpe / Entrepôt de billots de bois
Maison du contremaître
Grange
Maison du charretier

La pulperie des chutes Wilson est une des premières entreprises d’envergure à s’installer à Saint-Jérôme. Pendant plus de 75 ans, cette usine a procuré de l’emploi principalement aux gens du Cordon (secteur de Lafontaine). On y produisait une pâte de papier à base de bois pour fabriquer du carton, du papier d’emballage ou du papier journal. La longévité de ce petit moulin à pulpe, qui a traversé plusieurs crises dans le milieu des pâtes et papier, est due en grande partie à ses propriétaires (seulement deux propriétaires différents en 75 ans), à la fidélité des gérants et à la simplicité des machines de production.

André Silfrid Delisle

Encouragés par le curé Antoine Labelle, André Silfrid Delisle et son cousin Wilbrod Delisle construisent une manufacture de pulpe en bordure de la rivière du Nord dans le secteur des chutes Sanderson en 1881. Avant même sa mise en fonction, l’usine est détruite par le feu. Immédiatement reconstruite, la compagnie Delisle amorce officiellement ses activités en avril 1882. Dès le début, l’entreprise fonctionne bien. Déjà en 1885, dans les journaux locaux, on fait référence à de grandes quantités de bois arrivant par la rivière du Nord chaque printemps ce qui prouve sa vitalité. Il semble que les revendications importantes des employés de la pulperie, en 1893, soient la principale raison de la vente de l’usine à J.C. Wilson.

James Crocket Wilson

Originaire d’Irlande, James Crocket Wilson immigre au Canada dans les années 1850. En 1870, il fonde une manufacture de sacs de papier. Comme le commerce est florissant, une papetière est construite à Lachute dix ans plus tard. En 1893, J.C. Wilson se porte acquéreur de la pulperie des Delisle. La pâte de papier produite à l’usine de Saint-Jérôme est expédiée par train jusqu’à la papetière de Lachute. La pulperie cesse sa production en 1958 alors que les équipements, qui dataient de 1900 en grande partie, n’offraient plus un rendement satisfaisant pour la compagnie.

Les propriétaires de la pulperie

Les propriétaires de la pulperie, que ce soit les Delisle ou les Wilson, n’ont jamais habité la région de Saint-Jérôme ou dirigé l’usine. Ils ont plutôt confié la gestion de la manufacture à un gérant. La famille Léveillé est intimement liée à l’histoire de la pulperie puisque le père et le fils ont assuré son bon fonctionnement pendant plus de 60 ans. Michel Léveillé, qui était gérant sous les Delisle depuis le milieu des années 1880, est remplacé par son fils Alcide en 1899. Celui-ci a dirigé la pulperie jusqu’en 1947. Par ailleurs, il a élevé ses enfants dans la maison qui se trouvait à proximité de l’usine. Un dernier directeur, un certain monsieur White, a supervisé les activités de la pulperie jusqu’à sa fermeture.

La pâte de papier

Pour fabriquer la pâte de papier, une vingtaine d’employés travaillaient à la manufacture sur deux ou trois quarts de travail six jours par semaine. Dans un premier temps, on devait couper les billots en bûches de deux pieds (60 cm) à la scie mécanique. Les morceaux de bois étaient ensuite placés dans l’écorceuse à couteaux pour en retirer l’écorce qui servait à chauffer le bâtiment. Les bûches dénudées étaient immergées dans un bassin d’eau pendant plusieurs heures avant d’être chargées dans le défibreur. Actionnés par la force motrice de l’eau via la conduite forcée, les pistons du défibreur broyaient les bûches sur une meule de pierre. La pâte produite, formée d’un mélange de fibres de bois et d’eau, était envoyée vers différents tamis pour la purifier et l’assécher suffisamment. Pour terminer, on formait de grandes feuilles de pâte qu’on pliait pour constituer des ballots qui étaient conservés dans l’entrepôt en attendant d’être expédiés à l’extérieur.