Accueil » Galeries virtuelles » Expositions virtuelles » Chutes Wilson » Centrale des chutes Wilson

Centrale des chutes Wilson


À partir de la fin du XIXe siècle, on voit apparaître plusieurs centrales hydroélectriques un peu partout au Québec. Ces petites usines alimentent en électricité les villes en développement et les industries qui s’y installent. Au milieu des années 1920, certaines entreprises plus importantes s’imposent en construisant de grosses centrales et en acquérant les petites installations déjà existantes. Dans la région des Laurentides, la Gatineau Power était très présente.

La construction de la centrale hydroélectrique

La construction de la centrale hydroélectrique des chutes Wilson remonte à 1923 alors que la compagnie Wilson décide d’ériger une centrale de l’autre côté de la rivière, presqu’en face de la pulperie. On souhaite produire de l’électricité pour alimenter principalement la manufacture de pulpe et la papetière de l’entreprise située à Lachute. L’aménagement comprend un barrage situé au début des chutes, une conduite d’eau forcée de 412 mètres de long et 1,8 mètre de diamètre, une cheminée d’équilibre, le bâtiment principal (la centrale) et les supports du poste de transformation.

Rapidement, la centrale est vendue à la Ottawa Montreal Lighting & Power en 1925 puis passe aux mains de la Gatineau Power en 1927. Cette dernière avait par ailleurs un poste de distribution et un bureau de district au centre-ville de Saint-Jérôme. Lors de la nationalisation de l’électricité, l’entreprise devient la propriété d’Hydro-Québec.

Le fonctionnement

La centrale fonctionnait avec deux grosses turbines alimentées par l’eau de la conduite. On y retrouvait également deux génératrices et deux excitatrices. Trois ou quatre employés y travaillaient et se relayaient sur trois quarts de travail, sept jours par semaine. Ferdinand Chevalier fut le premier employé en 1924 et le dernier en 1961. Par la suite, on automatise les machines qui étaient contrôlées depuis le poste de Saint-Jérôme.

Archives Hydro-Québec

Un incendie a provoqué la fermeture de la centrale en 1974 et sa démolition en 1981. Certains vestiges, comme le barrage, l’écluse, la conduite d’eau forcée et la cheminée d’équilibre sont encore visibles dans un des sentiers du Parc régional de la Rivière-du-Nord. Des mesures sont en place pour assurer leur préservation en raison de la rareté d’une partie des installations : entre autres, la cheminée d’équilibre est le seul exemple toujours présent dans les Laurentides.